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MISSION ET REVEIL (Hudson Taylor) (8)

L'ENTREPÔT DE LA BONTE ILLIMITÉE DE DIEU

Hudson Taylor misait entièrement sur les paroles plénières de Jésus : "Tout ce que vous demanderez en Mon nom, Je le ferai." Il croyait, comme Jésus l’enseignait, que le Père Céleste n'est aucunément embarrassé par un quelconque manque de provisions et que si nous Lui demandions, dans une confiance enfantine, chacun de nos besoins serait pourvu. "Dépendez de la promesse," soutenait-il vaillamment, "de ce que l’œuvre de Dieu accomplie selon les voies de Dieu ne manquera jamais des ressources de Dieu." Est-ce qu’une confiance si naturelle était justifiée ? Jésus affirma : "Votre Père sait que vous en avez besoin... Demandez et vous recevrez." Est-ce aussi simple comme cela ? Nous allons le voir.

 

Sur la cheminée de la modeste maison de Hudson Taylor à Ningpo, il y avait deux rouleaux écrits en caractères chinois - Ebenezer, "Jusqu'ici le Seigneur nous a aidés", et Jéhovah Jireb, "le Seigneur pourvoira." La foi exprimée dans ces devises fut soumise à beaucoup de mises à l'épreuve sévères. Tout à fait soudainement l'ange de la mort emporta la femme de son missionnaire-associé, le docteur Parker, le laissant avec quatre enfants sans mère. A cause d’eux et parce que sa propre santé était ruinée, le docteur Parker fut contraint de retourner en Ecosse. Cela créa une crise au sein de la Mission, car le docteur Parker était le seul médecin à Ningpo. Il semblait que le dispensaire et l'hôpital de la mission devaient être fermés, car jusqu'alors les dépenses liées à leur fonctionnement avait été prises en charge par les revenus dû à l’exercice du docteur Parker parmi les Européens. Ce revenu était maintenant coupé. Taylor croyait que le fait de fermer l'hôpital et le dispensaire pour des raisons financières ne serait rien de moins que douter de Dieu. Appelant les assistants de l'hôpital à se rassembler, il leur expliqua la situation et dit : "Si vous êtes prêts à faire confiance à Dieu pour nos besoins, vous êtes invités à continuer votre travail ici. Autrement vous êtes libres de partir. J’ai confiance que Sa grâce est suffisante. Notre Dieu n’a-t-Il pas dit que quoi que ce soit que nous demandons au nom du Seigneur Jésus, cela sera accordé?"

 

Comme les semaines passèrent, les provisions diminuèrent. Un jour, le cuisinier annonça que le dernier sac de riz avait été entamé. Voici la réponse de Hudson: "Alors, le moment du Seigneur pour nous aider doit être tout proche." Et ce fut le cas. Avant que le riz ne fût complètement consommé, cinquante livres (250 $) arrivèrent d'Angleterre. Les coeur débordants, les ouvriers allèrent parmi les patients leur disant ce qui leur était arrivé et leur demandant : "Vos idoles vous ont-elles jamais délivrés dans vos problèmes ou répondu à la prière de cette sorte ?"

 

Chaque fois que Taylor avait besoin d'ouvriers, il le demandait au nom de Christ et pour Sa gloire et s’attendait à ce que le besoin fût pourvu. Rentré en Angleterre à cause de sa mauvaise santé critique, il fut confiné dans sa chambre pendant de nombreux mois. Alors qu’il se couchait sur son lit occupé dans ses pensées et à la prière, il entendit s’élever le cri des millions d’âmes de Chine sans Christ. Dans la pièce, se trouvaient deux objets qui tenaient lieu continuellement de stimulants et d’accusation :

La Bible ouverte avec son insistant commandement : "Allez ... à toute la création."

La carte de Chine avec son urgente requête : "Venez… nous aider."

Quand sa santé s’améliora, il fut encouragé par Monsieur Lewis, son pasteur et rédacteur du Magazine Baptiste, à écrire une série d'articles sur "les Besoins et Revendications Spirituels de la Chine." Chaque phrase était trempée dans la prière. "Ils périssent," écrivait-il, "un millier chaque heure, un million chaque mois, tandis qu'à moi et à chaque croyant, il est donné de demander dans la prière tout ce que nous voudrons; de demander sans limite au nom de Jésus."

Le nom incomparable - "Jésus!"
Le privilège incomparable - "demandez dans la prière!"
L'offre illimitée - "tout ce que vous voudrez!"

Ecrivant à sa mère à cette période, il cita le même texte de Jean 14:13 et la pressa de prier avec ferveur et foi.

Alors vint le 25 juin 1865, avec la décision épique prise sur les sables du Brighton Beach. Comme cela fut dit il y a longtemps au temps de Jacob, ainsi de nouveau, "là un homme lutta avec lui jusqu'à l’apparition du jour." La conviction vit le jour dans le cœur de Hudson Taylor, qu'il devait demander deux nouveaux ouvriers pour chacune des onze provinces inoccupées et deux pour le Tartary chinois et le Tibet, soit vingt-quatre en tout. Mais le soutien pour tant d’ouvriers suivrait-il ? Leur ancre tiendrait-elle ferme au milieu des épreuves du service en Chine? Ou perdraient-ils courage et le blâmeraient-ils de les avoir amenés dans de telles privations ? Finalement, un brin de lumière fit irruption dans son esprit et il s'exclama : "Si nous obéissons au Seigneur, la responsabilité incombera sur Lui, pas sur nous." Tout de suite, il écrivit dans sa Bible : "A Brighton, le 25 juin 1865, j’ai prié pour vingt-quatre ouvriers volontaires et habiles pour la Chine." Cette date marque l'anniversaire de la Mission Intérieure pour la Chine, si merveilleusement utilisée par Dieu. Le Seigneur de la moisson "propulsa en avant en effet des ouvriers" en réponse à la prière et toucha certains de Ses intendants pour subvenir aux fonds nécessaires à leur voyage et à leur soutien.

 

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