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MISSION ET REVEIL (Hudson Taylor) (9)

Chaque fois qu'il y avait un besoin en rapport avec l’œuvre du Seigneur, il croyait à la demande faite selon les instructions explicites de Jean 14:13. A une occasion, alors qu’il était en Angleterre, il comptabilisa les contributions reçues entre le 4 et le 24 du mois et constata qu'elles s’élevaient à soixante-huit livres. Appelant plusieurs amis à venir ensemble, il leur relata les faits et ajouta : "C'est environ 235 livres de moins que notre dépense moyenne en Chine pour une durée de trois semaines. Demandons au Seigneur de rappeler à certains de Ses gestionnaires les besoins de l’œuvre." La réponse ne tarda pas. Le soir même, une lettre arriva leur annonçant comment un cher chrétien s’était senti contraint de vendre un certain bijou et avait fait don du gain résultant en faveur de la diffusion de l'Evangile du salut. La somme inscrite sur le chèque joint à la lettre était de 235 livres, 7 shillings et 9 pennies.

 

Un jour, alors qu’il était en tournée d’évangélisation en Chine, il entra en conversation avec un vieil homme, du le nom de Dzing, qui dit : "Que dois-je faire de mes péchés ? Nos sages disent que nous devrions adorer des idoles et vivre seulement de légumes. Mais un régime végétal semble laisser intacte la question du péché, et l’adoration des idoles ne me satisfait pas. Je me couche sur mon lit et médite. Je m’asseois seul pendant la journée et je médite. J'ai soixante-douze ans et aujourd'hui je ne sais pas ce que me réserve l’avenir. Oh, monsieur! Pouvez-vous me dire ce que je dois faire de mes péchés ?" Avec tendresse, le missionnaire raconta "la vieille, vieille histoire de Jésus et de Son amour." Alors, entendant plusieurs centaines de millions de Chinois répercutant le cri du vieil homme : "Que dois-je faire de mes péchés ?", il passa de longues heures dans l'intercession fervente pour demander plus de hérauts de la Croix. Dans sa Bible il écrivit : "J’ai demandé à Dieu cinquante ou cent évangélistes natifs supplémentaires et des hommes qui pénètrent dans les provinces inoccupées. Je l’ai demandé au nom de Jésus. Je Te remercie, Seigneur Jésus, de la promesse sur laquelle Tu m'a donné de me reposer."

Foi audacieuse - demander un grand nombre de nouveaux ouvriers quand les fonds de soutien de la Mission avaient diminué jusqu’à pratiquement s’annuler. Il écrivit à un ami : "Nous avons vingt-sept cents et toutes les promesses de Dieu." Deux mois plus tard, une lettre arriva d'un ami inconnu en Angleterre, disant qu’elle contribuait au moyen de huit cents livres (4000 $) à l'extension du M.I.C. dans de nouvelles provinces, non atteintes.

Les promesses!
Vingt-sept cents et les promesses!
Le meilleur de tout, la promesse qui inclut toutes les autres :
"Demandez tout ce que vous voudrez en Mon nom."

Beaucoup de nouveaux ouvriers se portèrent volontaires et les fonds nécessaires à leur soutien étaient pourvus. Taylor pouvait bien affirmer: "Dans tous nos calculs, nous comptons sur la fidélité de Dieu."

 

La deuxième femme de Taylor était Mademoiselle Spaulding de la Mission Intérieure pour la Chine. Ses voyages d’évangélisation l’éloignaient de la maison pendant des mois d’affilée; et il y avait pourtant des séparations encore plus longues lorsque Madame Taylor et les enfants étaient en Angleterre. "Parfois cela semble dur," écrivit-il à sa femme, "d’être si longtemps loin de toi et des enfants. Mais quand je pense à Celui qui a passé trente-trois années loin de Sa maison et les a terminés au Calvaire, j'ai honte de mon égoïsme." À maintes reprises, dans les temps d’épreuves, il jouait de son harmonium et chantait certains des grands hymnes chrétiens. Voici son favori :

"Jésus, je me repose, me repose, dans la joie de ce que Tu es;
Je découvre la grandeur de Ton coeur d'amour. "

A l’époque où il y avait environ cent missionnaires dans la M.I.C., Hudson Taylor commença à prier le Seigneur d’en envoyer, comme de coutume, "soixante-dix autres aussi." Ayant cet objectif en vue, il appela certains de ses collègues-missionnaires à se réunir pour "un jour de jeûne et prière", et cet homme lutta souvent jusqu’à minuit dans la prière, tout seul avec son Seigneur.

En retournant en Angleterre, il fut puissamment utilisé par Dieu tandis que les chagrins des millions de perdus de la Chine se déversaient à travers les canaux de son coeur chargé et alors qu’il suppliait Dieu de lui envoyer "soixante-dix autres aussi" qui se joindraient à l’œuvre. Bien qu'il n’eût jamais demandé des fonds et n’eût jamais permis de collecte, des dons consacrés se déversaient en faveur du trésorier de la maison. Plusieurs aussi offrirent leurs vies et ainsi avant la fin de cette année-là, plus de soixante-dix nouveaux ouvriers avaient pris la route de Chine par bateau. Il y avait toujours de vastes régions non-atteintes et environ un million d'âmes pour chaque missionnaire sur le terrain. De nouveau, le coeur de Hudson Taylor se tourna vers son verset préféré. "Nous avons été conduits," dit-il, "à prier pour cent nouveaux ouvriers cette année. Nous avons la Parole certaine que " tout ce que vous demanderez en Mon nom, Je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils." L’œuvre de Dieu ne manquera jamais des provisions de Dieu."

La parole certaine: "tout ce que vous demandez".
La réponse certaine: "cela, Je le ferai."
La provision abondante : "ne fera jamais défaut."

Avant la fin de l’année, 102 nouveaux missionnaires avaient pris le voile pour la Chine et, sans appels de fonds excepté ceux s’élevant jusqu'à Dieu, plus de onze mille livres étaient entrés dans leur trésorerie pour payer leur passage dans le champ missionnaire. Avec une abondante joie, Taylor se rappela la remarque pittoresque d'un évangéliste de couelur : "Quoi que Dieu fasse, Il le fait admirablement!"

 

En réponse à des invitations urgentes, Hudson Taylor décida de visiter l'Amérique sur le chemin de son retour en Chine. Ses messages donnés à la Moody’s Northfield Conférence et en d'autres endroits firent une profonde impression. Après qu'il eut parlé à la Conférence de Niagara-on-the-Lake et fut parti pour honorer d'autres engagements, Robert Wilder apporta un brûlant message sur "Allez par tout le monde." Au cours de son message, il dit qu'il avait appris d'une certaine femme chrétienne le merveilleux secret de la façon de travailler pour Christ vingt-quatre heures par jour en continuant de la sorte tout au long de l'année. Lorsqu’on demandait à cette femme comment cela était possible, elle répondait : "Je travaille douze heures et quand je dois me reposer, mon représentant en Inde, que je soutiens, commence sa journée et travaille les douze autres." Wilder pressa avec insistance ceux qui ne pouvaient pas aller sur le champ missionnaire à l’étranger de soutenir un représentant afin de travailler ainsi vingt-quatre heures par jour pour Christ. L'idée s’enflamma, non seulement dans ce groupe, mais dans plusieurs autres. En peu de temps, une somme suffisante d'argent fut donnée pour contribuer à soutenir un grand nombre de missionnaires, et un grand nombre de jeunes vies sérieuses s’offrirent pour le service en terre étrangère.

 

En arrivant en Chine, Taylor trouva "beaucoup d'adversaires" mais il se réjouit des heureuses nouvelles d’un grand nombre d'âmes sauvées et de bénédictions de Pentecôte dans de nombreuses régions.

Taylor publia par la suite un appel mondial sous le titre de : "A Chaque Créature." Apporter l'Evangile au monde entier n'était pas un projet humain, mais un commandement divin qui doit être pris dans le plus grand sérieux par ceux qui ont reconnu l'Autorité de Christ. "Combien peu parmi le peuple du Seigneur," dit-il, "ont pratiquement reconnu la vérité que Christ est Seigneur de tout ou n'est pas Seigneur du tout." Il ressentait "le soupir de Dieu dans le coeur du monde" et faisait appel partout aux chrétiens à faire exactement ce que Jésus avait commandé - "prêcher l'Evangile à CHAQUE créature." Il pensait en termes de milliers de nouveaux ouvriers en Chine seule en l’espace de cinq ans. Pour une si grande victoire, il regardait uniquement à Christ et à ces ressources illimitées qu'Il rendait disponibles à ceux qui élèvent leurs coeurs dans la prière et étendaient les mains de la foi. "Christ est infiniment digne et gracieux," déclarait-t-il. "Car en échange de notre petit tout, Il Se donnera Lui-même à nous et nous donnera Son grand tout."

La prière prévalente était bientôt sur le point d’être exaucée, alors que le Seigneur de la Moisson appelait des ouvriers à se lever et mettait dans les coeurs de Ses serviteurs en Angleterre, en Amérique, en Europe et en Australie de déverser leurs dons. Une des parties à arriver était un groupe de cinquante Scandinaves fervents et chantants, qui, lorsqu’ils furent plongés au cœur des ténèbres dans l’intérieur de la Chine, répondirent en envoyant ce message plein de confiance : "Marchez à travers les obstacles - nous allons vaincre! Nous avons la victoire par le sang."

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