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LE TEXTE CONDUISIT LE PELERIN JUSQU’À LA MAISON
Hudson Taylor était souvent rafraîchi dans ses labeurs en pensant à l’accueil qui l'attendait dans la maison du Père. En veillissant, cette perspective devenait de plus en plus douce et il priait qu’au temps propre de Dieu son dernier pas le hissant en haut l’amènerait à rentrer dans "la maison qui n’est pas faite de mains d’homme", pour ne plus jamais en sortir. Lorsqu’il lisait la merveilleuse promesse : "Je M’en vais vous préparer une place", son coeur répondait : "Oui, qu’il en soit ainsi, viens, Seigneur Jésus, viens vite!"
Etant retourné en Angleterre avec une mauvaise santé, il fut amené aux portes mêmes de la mort par les nouvelles épouvantables de l’interruption de l’œuvre et du meurtre de centaines de missionnaires, ainsi que de centaines de chrétiens indigènes, en rapport avec le soulèvement des Boxeurs de 1900. L'angoisse du coeur était en train de le tuer. Pourtant, il croyait que ce baptême de sang, sous Dieu, contribuait à l'avancement de l'Evangile. Et c’est ce qui eut lieu, car les coeurs des chrétiens du monde entier furent stimulés dans une foi nouvelle et une consécration nouvelle par l'héroïsme de ceux qui avaient péri, ainsi que par le courage de ceux qui, ayant échappé à cette période d'horreurs, étaitent retourné à leurs labeurs aussitôt que la tempête avait reculé. L'esprit des martyrs est indiqué par le cas de la tendre mère qui, se mourant sur la route après avoir été témoin de la mort d'un de ses enfants et de la souffrance prolongée des autres, chuchota à son mari : "Je regrette de ne pas pouvoir vivre ni de pouvoir y retourner pour parler plus de Jésus à des personnes chères."
Tout à fait en accord avec lui-même, les derniers jours terrestres de Taylor furent passés en Chine. C'était un délice pour lui de jouir de la communion avec d’anciens amis, d’entendre les merveilleux comptes-rendus d'une grande moisson en train d’être récoltée, et d’être salué par des chrétiens indigènes qui, affectueusement, l’appelaient "l’Honorable Pasteur Principal."
Quand, en 1900, il avait entendu les nouvelles déchirantes des chrétiens morts en martyrs lors de la Rébellion des Boxeurs, il s'était exclamé : "Oh, quand je pense ce que cela avait dû être d’échanger cette foule meurtrière contre Sa Présence, Sa poitrine, Son sourire." Le 3 juin 1905, l'âme de Hudson Taylor passa au-delà du voile.
Etaient siens maintenant—
Le ravissement de Sa présence!
La paix de Son sein!
La bénédiction de Son sourire!
Quelques minutes après que le noble esprit fut parti, un évangéliste chinois et sa femme entrèrent dans la chambre. "Cher et Honorable pasteur," dit-il, "nous vous aimons. Nous sommes vos enfants. Vous nous avez ouvert la route, la route au ciel. Vous nous avez aimés et avez prié pour nous pendant de longues années."
Et ainsi, dans le pays du soleil levant perpétuel, l'Homme de Dieu Puissant dans la Prière est toujours engagé dans la sainte affaire de demander au nom de Jésus une renaissance de la passion missionnaire et la rentrée de la moisson des millions d’âmes sur la terre dans le champ du Bon Berger.
Référence: Heroes of Faith on Pioneer Trails (Héros de la Foi sur les Pistes Pionnières), E. Myers Harrison. Publié par Moody Press, Chicago, l'Illinois, 1945.
A lire: Hudson Taylor, Père de la Mission de la Chine Intérieure par Orlando Boyer