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Par Mon Esprit
Par Jonathan Goforth
"Frères, l'Esprit de Dieu est toujours avec nous. La Pentecôte est à notre portée. Si le Réveil nous est refusé, c'est qu'une idole est encore adorée en cachette; c'est que nous mettons notre confiance dans les plans humains. Nous nous refusons à croire cette vérité immuable : "Ce n'est ni par la puissance, ni par la force, mais c'est par MON ESPRIT, dit l'ETERNEL DES ARMEES" (Zacharie 4/6)." - Jonathan Goforth
Introduction
Nous parlons dans ce livre de résultats anormaux. Si l'Esprit tout puissant exerce sa souveraineté dans les cœurs et les consciences, le résultat doit être hors de la normale.
Le docteur AT. Schofield écrit, dans sa préface au livre de Miss Dyer, "Le Réveil aux Indes" : "Nous devons comprendre une chose, c'est que, depuis la Pentecôte, le travail soudain et direct de l'Esprit de Dieu sur les âmes a toujours été accompagné de manifestations plus ou moins anormales. Après tout, n'est-ce pas naturel? Nous pouvons nous attendre à ce qu'un flot surabondant de puissance et de lumière divines agissant profondément sur les émotions et transformant les vies, ait de remarquables résultats.
"De même qu'un tremblement de terre, une inondation, un ouragan, sont des manifestations extraordinaires, un Réveil véritable est un événement qui sort de l'ordinaire" .
Peut-être aucun mouvement du Saint-Esprit depuis la Pentecôte n' a-t-il été aussi riche en résultats que le Réveil morave du 18ème siècle. Nous lisons ceci: "A midi environ, le dimanche 10 août 1727, pendant que le pasteur Rothe faisait une réunion à Herrnhut, il se sentit submergé par la puissance merveilleuse et irrésistible du Seigneur et s'effondra dans la poussière devant Dieu. Toute l'assemblée fit comme lui, dans des sentiments d'une intensité inexprimable. Ils continuèrent ainsi jusqu'à minuit, priant, chantant dans les pleurs et les supplications" () [John Greenfield : Power from on High, p. 24 (traduit des souvenirs de l'Eglise morave renouvelée].
Les récits qui nous ont été conservés de "l'agape" à Fetterlane, à Londres, le jour de l'an 1739, nous donnent un aperçu des débuts d'un autre grand mouvement qui commença à la même époque. Soixante Moraves assistaient à cette réunion, et sept Méthodistes d'Oxford : John Wesley et son frère Charles, Georges Whitefield, Wesley Hall, Benjamin Ingham, Charles Kinchin et Richard Hutchins, tous pasteurs consacrés de l'Eglise anglicane. Wesley écrit, à propos de cette réunion :
"A trois heures du matin, alors que nous priions avec insistance, la puissance de Dieu vint avec force sur nous, à tel point que beaucoup pleuraient de joie et plusieurs tombaient par terre.
Aussitôt que nous fûmes un peu revenus de la crainte et de l'étonnement causés par la présence de Sa Majesté Sainte, nous chantâmes d'une seule voix: "Nous te louons ô Dieu; nous te reconnaissons comme le Seigneur". (1) [John Greenfield : Power from on High, p. 35 (traduit du Journal de Wesley). Fragment de la liturgie anglicane.]
J'étudiais à Knox College, quand M. Moody fit une série de réunions de trois jours à Toronto pendant l'hiver de 1883. Je n'ai jamais vu une réunion plus émouvante que celle d'un certain après-midi. Aucun œil n'était sec, et ceux qui commençaient à prier étaient vite arrêtés par leur émotion.
Cependant, tout en parlant des manifestations de la Pentecôte comme anormales, nous maintenons que la Pentecôte fut le Christianisme normal. Quand le Saint-Esprit, prenant la place de Jésus-Christ, se charge du contrôle, les résultats sont toujours conformes au plan divin.
"Chacun était fortifié par l'Esprit dans l'homme intérieur. Christ habitait dans leurs cœurs par la foi, ils étaient enracinés et fondés dans l'amour. Ils étaient remplis de toute la plénitude de Dieu, et Dieu faisait en eux et par eux au-delà de tout ce qu'ils avaient demandé ou pensé."
Se contenter de moins, c'eût été ravir au Seigneur les mérites du Calvaire. Le but du Saint-Esprit était de glorifier le Seigneur Jésus tous les jours, depuis son couronnement jusqu'à son retour. Il est inconcevable qu'il se lasse de bien faire. Ma conviction est que la puissance divine, si manifeste dans l'Eglise de Pentecôte, doit être en évidence de la même façon dans l'Eglise actuelle. Le Christianisme normal, dans les intentions du Seigneur, ne devait pas commencer par l'Esprit pour finir par la Chair. La construction du temple spirituel ne se poursuit ni par la puissance, ni par la force, mais toujours par Son Esprit. (2) [Zacharie 4/6].
Ce fut après avoir été rempli de l'Esprit, que le Seigneur lui-même se rencontra avec Satan et le terrassa. Aucun enfant de Dieu n'a jamais remporté la victoire sur l'adversaire, sans avoir reçu la puissance de la même source.
Le Seigneur n'a pas permis à ses disciples de témoigner en son Nom, sans avoir d'abord été revêtus de la puissance d'En-Haut. Il est vrai qu'avant ce jour-là, ils étaient nés de nouveau, étaient devenus des enfants du Père céleste, et avaient reçu le témoignage de l'Esprit. Mais ils n'étaient pas des collaborateurs capables, et ne pouvaient l'être, avant d'être remplis du Saint-Esprit. Cette puissance divine est pour nous comme pour eux. Nous aussi, nous pouvons faire les œuvres que notre Seigneur a faites, et même en faire de plus grandes. A mon sens, l'Ecriture ne veut pas dire autre chose que ceci : le plan du Seigneur Jésus est que le Saint-Esprit continue à agir parmi nous, de notre temps, par des manifestations aussi puissantes que celles de la Pentecôte. Un seul doit pouvoir en chasser mille et en mettre en fuite dix mille, car Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui et éternellement.