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blog chrétien

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MISSION ET REVEIL (Par mon Esprit) (3)

Nous sommes convaincus que la majorité des chrétiens vivent à un niveau spirituel beaucoup plus bas que celui que leur Maître veut pour eux. Quelques-uns seulement "entrent dans leurs possessions". Rien ne peut nous revêtir de la puissance victorieuse, sinon le baptême du Saint-Esprit et de feu; et personne ne peut avoir reçu ce baptême sans le savoir. Tant de membres d'Eglise ne connaissent que le baptême d'eau!

Cependant le grand Précurseur a dit : "Je vous baptise d'eau pour vous amener à la repentance, mais celui qui vient après moi est plus grand que moi... Il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu." Hélas! Bien des conducteurs spirituels ne connaissent pour eux et leurs troupeaux que "le baptême de Jean".

Malgré tout notre orgueil ecclésiastique et notre confiance en nous-mêmes, quelle partie de notre construction résistera à l'épreuve de feu?

Nous ne pouvons trop affirmer notre conviction, que tous les obstacles à la vie spirituelle dans l'Eglise viennent du péché. Vous verrez, dans les chapitres suivants, comment le Saint-Esprit amène à la lumière les interdits de toutes sortes. Ce qui est effroyable, c'est que les péchés qui se trouvent hors de l'Eglise existent aussi, bien qu'en moindre proportion, dans l'Eglise elle-même. Pour que des jugements trop sévères ne soient pas portés, nous ferons remarquer que beaucoup d'Eglises chinoises ne sont séparées du paganisme que par une génération à peine. Mais n'ayons pas l'illusion de croire que tout est pour le mieux dans nos vieilles Eglises d'Europe ou d'Amérique. C'est le péché individuel des membres de l'Eglise qui contriste et éteint l'Esprit. Nous perdrions beaucoup de notre propre justice si nous découvrions que l'orgueil, la jalousie, le mauvais caractère, la médisance, l'avarice, l'envie et les choses de cette sorte sont aussi haïssables aux yeux de Dieu que ce qu'on appelle les péchés grossiers. Tout péché dans le croyant, gâte l'œuvre rédemptrice du Christ. Les cris les plus perçants que j'ai jamais entendus, ont été poussés par des chrétiens chinois, qui se sont aperçus qu'ils avaient crucifié à nouveau le Seigneur de gloire. "Non, la main de l'Eternel n'est pas trop courte pour sauver, ni son oreille trop dure pour entendre. Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation entre vous et votre Dieu, ce sont vos péchés qui vous cachent sa face et l'empêchent de vous écouter." (Esaïe 5911-2).

L'impureté, les crimes des Eglises ne peuvent être balayés que par l'Esprit et par le feu.

A cause de l'importance donnée dans ce livre à la confession du péché, il sera bon que je donne mes vues personnelles à ce sujet.

Il y a quelques années, j'allais commencer une série de réunions dans un centre religieux important en Chine. Une dame missionnaire vint me voir pour m'exposer ce qu'elle appelait "un plan sûr pour émouvoir les âmes". Elle voulait que je commence par une confession de mes péchés; elle suivrait, puis je persuaderais les autres missionnaires d'en faire autant. Les pasteurs chinois, naturellement, continueraient et ainsi, affirmait-elle, tous s'effondreraient.

Je lui répondis que le Seigneur ne m'avait pas fait voir les choses de cette façon. "Si j'ai des interdits, lui

dis-je, ils sont un obstacle à Honan (d'où je viens), où je suis connu; il en est de même dans votre cas. Donc, mieux vaut retourner au plus tôt dans nos champs respectifs et renoncer à nos interdits. Confesser nos péchés devant cet auditoire qui ne nous connaît pas, serait perdre un temps précieux. De plus, qui suis-je pour encourager ces missionnaires à confesser leurs péchés, alors que peut-être ils vivent plus près de Dieu que moi? L'Esprit ne désire pas que je sois un détective. Si les missionnaires ont des interdits, le Saint-Esprit les obligera bien à les balayer, c'est son affaire et non la nôtre." Je n'ai jamais rien vu de plus émouvant que le spectacle de ces missionnaires; à la dernière réunion, ils s'humilièrent devant l'auditoire, et confessèrent les péchés qui entravaient leur vie chrétienne. Nous avons le sentiment absolu que les péchés commis avant la conversion sont sous le sang du Fils de Dieu et n'ont pas à être confessés publiquement. Le faire, ce serait amener le déshonneur sur le sacrifice du Calvaire. Nous avons entendu des membres d'Eglise confesser des péchés commis avant qu'ils se fussent joints à l'Eglise, mais ils n'étaient pas réellement nés de nouveau en devenant membres. L'humiliation, inspirée par le Saint-Esprit, qui accompagnait leurs confessions, remplissait d'une crainte respectueuse l'auditoire, fortement ému. De plus, d'après nos observations, nous concluons qu'il doit y avoir d'abord parmi les vrais enfants de Dieu une profonde conviction de péché avant de s'attendre à ce que les autres soient touchés. D'après notre propre expérience, nous pouvons déclarer que chaque fois que cette condition préliminaire a été remplie, les inconvertis de l'auditoire se sont complètement effondrés devant Dieu. Il n'y aurait pas eu de Pentecôte, si, tout d'abord, les cent-vingt dans la Chambre Haute n'étaient pas arrivés à ce stade. Les chrétiens chinois parlent de ce travail de l'Esprit comme d'un jugement, mais c'est un "hsiao shen pan" (petit jugement), car le chemin est encore ouvert à celui qui confesse ses péchés pour obtenir la purification par le sang précieux du Christ.

Nous croyons aussi qu'en ce qui concerne le péché secret, c'est-à-dire le péché connu par l'âme seule et par Dieu, il suffit généralement pour obtenir le pardon, de le confesser dans la prière secrète. Nous disons en général, parce que nous avons vu beaucoup de cas de pasteurs et conducteurs de l'Eglise pour lesquels la confession secrète n'avait pas suffi. Leur confession angoissée et publique montrait clairement que pour eux, du moins, il n'y avait que ce moyen d'être soulagé.

Quant au péché commis contre une personne particulière, l'Ecriture est parfaitement explicite. "Si tu présentes ton offrande à J'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l'autel et va d'abord te réconcilier avec ton frère, puis viens présenter ton offrande" (Matthieu 5/24-25).

Il est inutile de prier si nous savons que nous avons fait du tort à quelqu'un. Réparons d'abord, avant d'oser nous approcher de Dieu en public ou en secret. Je crois que le Réveil éclaterait dans presque toutes les Eglises, si cette règle était suivie. Enfin, pour les péché publics, l'expérience nous a montré qu'on ne pouvait en être débarrassés que par la confession publique. Ceci, il est vrai, signifie la crucifixion de la chair; mais par notre désobéissance volontaire, nous avons exposé à la honte ouvertement notre Seigneur de gloire, et cette confession est le prix que nous devons payer.

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