blog chrétien
Il y a quelques années, nous adressant à une assemblée nombreuse de pasteurs et d'anciens au Canada, nous insistâmes sur le fait que Dieu voulait que nous mettions l'accent sur le péché.
Quelques heures après, à une réunion de pasteurs, le sujet revint sur le tapis, et on me dit que la majorité des assistants, après une bonne discussion, affirmèrent, au contraire, qu'on avait trop insisté sur la question du péché. Mais la pensée de l'homme n'est pas celle de Dieu. Le Calvaire est l'accent mis par Dieu sur le péché. Sûrement, nous ne pouvons lui donner trop d'importance, puisque le Fils sans péché a dû être fait péché pour nous. N'est-ce pas John Wesley qui murmura, au moment d'entrer dans la présence de son divin Roi : "Je suis le premier des pécheurs, mais Jésus mourut pour moi !"
Nous parlerons dans le cours de cet ouvrage, des possessions démoniaques. Nous savons que ce n'est pas un sujet à la mode. Quand le livre du docteur Nevius, intitulé "Demon Possession", parut, l'éditeur d'un journal bien connu écrivit : "Voilà un nouvel exemple de la manière dont quelques hommes laissent facilement aller leur raison à la dérive". Cependant, ce que nous avons vu de nos yeux nous amène à la conclusion que ce n'est pas le docteur Nevius, mais l'éditeur, qui a trop facilement laissé sa raison aller à la dérive.
Citons l'opinion du docteur Schofield, médecin spécialiste renommé de Londres: "Je pense, écrit-il, que ceux qui connaissent l'Orient ne peuvent mettre en doute que Satan y règne sans conteste... L'aliénation mentale est un mot général qui couvre toute espèce de folie, mais il couvre davantage encore. Mon expérience même en Angleterre, et celle de tous les hommes expérimentés ayant affaire aux maladies mentales, prouve sans aucun doute qu'ici et là nous rencontrons des cas de gens "possédés" de quelque esprit malin. Je suis un de ceux qui croient à l'existence de cas semblables. Je crois de plus que ces démons peuvent être chassés et l'ont été, leurs victimes étant revenues à leur état normal" (1) [Helen S. Dyer : Réveil aux Indes, p. 14].
Plusieurs personnes ont qualifié le travail que Dieu m'a confié comme étant de simple émotivité. Nous ne nous défendrons qu'en citant quelques extraits de lettres reçues par des amis, au Canada, écrites par des missionnaires en Mandchourie au cours du Réveil de 1908.
"Jusqu'à présent j'avais en horreur les manifestations religieuses, hystériques et émotives. Les premières crises de larmes que je vis se produire chez des hommes me déplurent extrêmement. Je ne savais pas ce qu'elles cachaient. Enfin, il devint évident pour moi que l'Esprit de Dieu seul travaillait dans les cœurs".
"Souvenez-vous que le Chinois est l'homme qui craint le plus l'opinion publique, qu'il y avait là des hommes et même des femmes qui bravaient tous les préjugés, violant la tradition séculaire de ne jamais s'humilier, ni s'abaisser en public. Vous pouvez vous imaginer l'étonnement, l'émerveillement qui remplissaient le cœur des missionnaires."
"Une puissance est survenue dans l'Eglise que nous ne pouvions maîtriser, même si nous le voulions. C'est un miracle que l'impassible Chinois, si plein de propre justice, arrive à confesser de lui-même des péchés qu'aucune torture du "Yamen" (justice chinoise) n'aurait pu lui arracher; qu'un Chinois s'abaisse au point de réclamer en pleurant les prières de ses frères en la foi, cela est impossible à expliquer au point de vue humain."
"Nous sommes confondus par la merveille de ce Réveil... Nous avons entendu parler de ceux du pays de Galles, aux Indes et même chez nos proches voisins, en Corée, mais quand la bénédiction tombe si richement, si pleinement comme elle le fait au milieu de nous quelques jours, quelle différence !"
"Vous vous dites peut-être que c'est de l'hystérie religieuse. Nous l'avons cru aussi, quand nous avons entendu parler de Réveil. Mais nous sommes ici soixante presbytériens écossais et irlandais qui en avons été les témoins. Beaucoup d'entre nous en ont eu peur au début, mais après avoir vu ce qui s'est passé ici chaque jour de la semaine dernière, il n'y a certainement qu'une explication : c'est que l'Esprit de Dieu se manifeste d'une manière inimaginable. Nous n'avons pas le droit de critiquer. Nous ne l'osons pas. Un des articles du Credo qui revient à nos mémoires dans toute sa solennité est celui-ci: "Je crois au Saint-Esprit" .