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Dieu Répond à la Prière
"Un lundi à midi, nous, missionnaires, nous réunîmes pour crier à Dieu avec ferveur. Nous étions liés en esprit et refusions de laisser Dieu partir jusqu'à ce qu'Il nous bénît. Cette nuit-là, c'était très différent. Chacun pouvait sentir lorsqu'il rentrait dans l'église que la salle était remplie de la présence de Dieu. Non seulement les missionnaires mais aussi les Coréens attestaient la même chose. J'étais une fois présent en Wisconsin lorsque l'Esprit de Dieu descendit sur une compagnie de bûcherons et tous les incroyants dans la salle se levèrent pour demander la prière. Cette nuit-là à Pyongyang, le même sentiment vint sur moi lorsque je pénétrai dans la salle - une sensation de proximité avec Dieu, impossible à décrire. Après un court sermon, Monsieur Lee prit la charge de la réunion et appela à la prière. Tant de personnes commencèrent à prier que Monsieur Lee s'exclama : "Si vous voulez prier comme cela, priez tous" et toute l'audience commença à prier à voix forte, tous ensemble. L'effet était indescriptible - ce n'était pas de la confusion, mais une vaste harmonie de sons et d'esprit, un mélange mutuel d'âmes poussées par une irrésistible impulsion à la prière. Le bruit de la prière me paraissait être celui d'une chute de grandes et nombreuses eaux, un océan de prière écumant contre le trône de Dieu. Ce n'était pas une multitude mais une seule âme, née d'un seul Esprit, élevée vers un seul Père en haut.
Exactement comme le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans un même lieu, priant d'un même accord, 'et soudain, il vient du ciel un bruit semblable à celui d'un vent puissant qui rentrait avec précipitation, et il remplit toute la maison où ils étaient assis.' Dieu n'est pas toujours dans le souffle du vent, Il ne parle pas toujours non plus d'une petite voix douce. Il vint à nous à Pyongyang cette nuit-là avec le son des larmes. Alors que la prière continuait, un esprit de gravité et de douleur vis-à-vis du péché descendit sur l'audience. Dans un coin de la salle, quelqu'un commença à pleurer, et à partir de cet endroit, en un instant, toute l'audience dans la salle pleura. Le récit de Monsieur Lee, écrit à l'époque du réveil, retrace l'histoire de cette nuit mieux qu'aucun autre mot, bien qu'il fût soigneusement écrit trois années plus tard.
L'une après l'autre, les personnes se levèrent, confessèrent leurs péchés, s'arrêtèrent et pleurèrent, et ensuite se jetèrent à terre et frappèrent le sol de leurs poings dans une parfaite agonie produite par la conviction de péché. Mon propre cuisinier essaya de faire une confession, s'interrompit en plein milieu d'elle, et me lança un cri à travers la pièce : " Pasteur, y a-t-il un quelconque espoir pour moi, puis-je être pardonné ? " Et alors il se jeta de lui-même à terre et pleura, pleura, jusqu'à presque hurler d'agonie. Quelquefois après une confession, toute l'audience éclatait en prière audible, et l'effet que produisait cette audience constituée de centaines d'hommes priant ensemble dans une prière audible était quelque chose d'indescriptible. De nouveau, après une autre confession, ils éclatèrent en pleurs incontrôlables, et nous pleurâmes tous; nous ne pouvions pas nous en empêcher, et la réunion continua ainsi jusqu'à deux heures du matin, parsemée de confessions, de pleurs et de prières."
"Seuls quelques missionnaires étaient présents cette nuit de lundi. Le mardi matin, Monsieur Lee et moi-même allâmes de maison en maison annoncer la bonne nouvelle à tous ceux qui étaient absents, (et à nos amis méthodistes de la ville). Ce jour-là à midi, toute la communauté des étrangers se rassembla pour rendre grâces à Dieu. J'aimerais décrire la réunion de la nuit du mardi dans ma propre langue parce qu'une partie de ce qui s'était passé me concernait personnellement. Nous étions conscients que de mauvais sentiments existaient entre plusieurs de nos églises, en particulier entre Monsieur Kang et Monsieur Kim.
Monsieur Kang confessa sa haine envers Monsieur Kim la nuit du lundi, mais Monsieur Kim resta silencieux. A notre réunion de prière de midi, plusieurs d'entre nous nous mîmes d'accord pour prier pour Monsieur Kim. Mon intérêt était tout particulièrement éveillé parce que Monsieur Kang était mon assistant dans l'Eglise North Pyongyang Church et Monsieur Kim un ancien à l'église Central Church, et l'un des membres du bureau de l'Association des Hommes de Pyongyang, dont j'étais le président. Alors que la réunion avançait, je pus voir Monsieur Kim s'asseoir avec les anciens derrière le pupitre la tête baissée. Courbant la tête à l'endroit où j'étais assis, je demandai à Dieu de lui venir en aide, et en relevant la tête, je le vis s'avancer vers le devant. Appuyé sur le pupitre, il fit sa confession. "Je suis coupable d'avoir combattu Dieu. Je suis coupable de haïr non seulement Kang You-moon, mais aussi Pang Mok-sa." Pang Mok-sa est mon nom coréen. Jamais je n'eus une aussi grande surprise de ma vie. Penser que cet homme, mon associé dans l'Association des Hommes, m'avait haï sans que je le sache ! Il semblait que je lui avais dit quelque chose un jour alors que j'étais dans la hâte à cause de la gestion d'un exercice d'athlétisme à l'école, et cela l'avait offensé, au point qu'il n'avait pas été capable de me pardonner. Me tournant vers moi, il me dit : "Pouvez-vous me pardonner, pouvez-vous prier pour moi ? " Je me levai et commençai à prier : 'Apa-ge, Apa-ge' (Père, Père) et je n'allai pas plus loin. Le toit me parut se soulever de dessus le bâtiment et l'Esprit de Dieu descendit du ciel dans une puissante avalanche de puissance se déversant sur nous.
Je tombai sur le côté de Kim et priai comme je n'avais jamais prié auparavant. Mon dernier regard furtif sur l'audience reste photographiée de façon indélébile dans mon esprit. Certains se couchèrent de tout leur long sur le sol, des centaines se levèrent sur leurs pieds avec les bras déployés dans la direction du ciel. On s'oublia mutuellement. Chacun fut face à face avec Dieu. Je peux encore entendre ce bruit terrible de centaines d'hommes suppliant Dieu de leur laisser la vie et pour obtenir miséricorde. Le cri parcourut toute la ville au point que les païens furent dans la consternation."
"Aussi tôt que nous fûmes capables, nous, les missionnaires, nous réunîmes à la plate-forme et nous consultâmes : 'Qu'est-ce que nous allons faire ? Si nous les laissons continuer comme cela, certains vont devenir fous.' Pourtant, nous n'osions pas interférer. Nous avions prié Dieu pour une effusion de Son Esprit sur les gens et elle était venue. Je sais maintenant que lorsque l'Esprit de Dieu descend sur des âmes coupables, il y aura des confessions, et aucune puissance sur la terre ne peut arrêter cela. Les chrétiens retournèrent dans leurs maisons à la campagne emmenant le feu de la Pentecôte avec eux. Partout on racontait la même histoire, le même Esprit avançait dans son embrasement et se répandait jusqu'à ce que pratiquement toutes les églises, non seulement en Corée du Nord, mais aussi à travers la péninsule entière aient reçu leur part de bénédiction. A Pyongyang, des réunions spéciales étaient tenues dans les différentes églises pendant plus d'un mois. Même les écoles durent mettre de côté des leçons pendant plusieurs jours lorsque les enfants pleuraient ensemble sur les mauvaises actions."
Engranger la Moisson
" Le zèle brûlant de faire connaître les mérites du Sauveur fut un signe spécial de l'Eglise à la Pentecôte. Ceci n'était pas moins vrai de l'Eglise de Corée. Il fut dit que les païens se plaignaient de ce qu'ils ne pouvaient pas supporter la persécution des chrétiens. Ils étaient en train de proclamer encore plus fort le Sauveur. Certains déclaraient qu'ils durent vendre pour s'installer dans un quelconque district où il n'y avait pas de chrétiens, afin d'obtenir le repos. " " Des ivrognes, des joueurs de cartes, des adultères, des meurtriers, des voleurs, des propres-justes, des confucianistes et d'autres avaient été transformés en hommes nouveaux en Christ. En cinq années de croissance rapide, 1906-1910, le gain net pour toutes les églises de Corée était de 79 221 âmes, ce qui était plus que le nombre total de membres au Japon après un demi-siècle d'effort du protestantisme, ou deux fois le nombre de protestants en Chine dans les quatre-vingt premières années de travail missionnaire. Avant la fin de l'année 1912, il y avait approximativement 300 000 membres dans l'Eglise de Corée pour une population totale de 12 millions."
Références:
Source: The Watchword