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MISSION ET REVEIL (Puissante effusion en Chine) (2)

Une puissante effusion du Saint-Esprit

 

La réunion de prière du matin avait duré plus longtemps que d'habitude. Les plus grands des enfants quittèrent la pièce les uns après les autres pour commencer leurs travaux dans la salle de classe. Certains des plus jeunes restèrent à genoux, priant de tout leur cœur. Le Seigneur était proche. Nous sentions tous la présence du Saint-Esprit au milieu de nous. Certains, qui étaient partis, revinrent dans la pièce. Une puissante conviction de péché saisit chacun d'entre eux. Nous avions prié longtemps pour cela. Cette conviction fut tellement forte qu'ils se mirent à crier au Seigneur pour le pardon de leurs péchés, qui leur semblaient à présent si noirs. Ils pleuraient abondamment et levaient les bras au ciel. L'un après l'autre, ils se courbèrent sous la puissante main du Saint-Esprit. Bientôt, plus de vingt d'entre eux gisaient prosternés au sol. Lorsque je vis que le Seigneur était en train de faire cette œuvre exceptionnelle au milieu de nous, j'allai à la salle de classe et je dis aux garçons qu'ils pouvaient, s'ils s'y sentaient conduits, laisser leur travail scolaire pour venir prier. Très vite, l'instituteur Chinois resta seul à sa table. Tous ses élèves retournèrent à la salle de prière pour prier et louer le Seigneur de tout leur cœur.

 

Quand l'instituteur vit qu'il n'avait plus rien à faire, il se prépara à repartir chez lui. Je ne l'avais pas invité à venir avec les enfants. Il travaillait pourtant depuis longtemps avec nous, mais il semblait complètement mort spirituellement. Tout au moins ne semblait-il pas encore ouvert à une quelconque révélation spirituelle de l'Evangile. Parvenu à une courte distance de la maison, il revient sur ses pas. Lorsqu'il pénétra dans la salle de prière, personne ne le remarqua, car chacun ne pensait qu'à sa propre relation avec le Seigneur. L'instituteur se dirigea vers le coin le plus reculé de la pièce et là, pour la première fois de sa vie, il se mit à genoux et essaya de prier. Comme la puissance du Seigneur était manifeste, il me sembla que le mieux était de laisser le jeune homme seul, et de ne pas me mêler à ce qui, je le savais, devait être l'œuvre de l'Esprit, et seulement de l'Esprit. Il ne me fallut pas attendre longtemps pour remarquer que l'instituteur, le visage baigné de larmes et les bras levés, suppliait le Seigneur de lui pardonner ses péchés, qui étaient, je l'entendis l'avouer, très très nombreux. Pour lui, le fait de s'humilier ainsi en présence de ses élèves traduisait une profonde conviction de péché venant du Saint-Esprit, car c'était un jeune homme très orgueilleux. La réunion se poursuivit pendant des heures, mais les enfants ne manifestaient aucun désir de partir. Je n'avais rien à faire ni à dire, car le Seigneur semblait contrôler toutes choses. Je m'efforçais simplement de ne pas gêner Son action. Les enfants eurent des visions de l'horreur de l'enfer et de la puissance incroyablement infernale du diable et de ses anges. A mesure qu'ils recevaient ces visions, leur agonie et leurs cris dépassèrent tout ce que j'avais entendu ou imaginé jusque là. Ces choses étaient tellement réelles pour eux! Beaucoup d'entre eux se virent liés et traînés jusqu'à la porte même de l'enfer. Ils étaient terrifiés par la réalité de leurs péchés et par la puissance que le diable exerçait sur eux. Mais tout aussi réelle était la libération de cette puissance mauvaise par la grâce du Seigneur Jésus. Lorsque la puissance du Seigneur les libéra des griffes du malin, leur salut fut pour eux aussi réel que l'avait été leur condamnation. La joie, les rires, la paix du cœur, qu'ils manifestèrent lorsqu'ils eurent compris qu'ils avaient été sauvés, furent pour eux une expérience qu'ils n'oublieraient jamais, j'en suis certain.

 

Puisqu'ils s'étaient tenus dans la présence même du Seigneur depuis tôt le matin, je pensais, au moment où leur repas de la fin de l'après-midi fut prêt, que la réunion était finie pour ce jour-là. Mais ce ne fut pas le cas. Certains quittèrent la salle de prière pendant un moment, mais revinrent bientôt, disant qu'ils voulaient s'attendre au Seigneur pendant toute la nuit. C'était quelque chose de vraiment nouveau pour nous, car, auparavant, une réunion d'une heure était trop longue pour certains d'entre eux. Nous désirions depuis longtemps qu'ils prient davantage. A présent qu'ils le voulaient, allions-nous le leur refuser? Aucun enfant n'alla se coucher avant une heure avancée de la nuit, et ce n'est qu'à six heures du matin que les dernières voix se turent. Cette réunion de louange et de prière avait duré plus de vingt heures, pratiquement sans une seule pause.

 

Cette puissante effusion du Saint-Esprit dura deux jours, puis se relâcha. Nous retournâmes donc à nos occupations habituelles, espérant passer davantage de temps pour nous attendre au Seigneur et Le prier, au cours de la soirée. Les garçons reprirent leur travail scolaire, et je sortis pour aller chercher certaines personnes et leur annoncer l'Evangile. Notre réunion de prière matinale commença à sept heures et demie environ. Comme d'habitude, nous avons prié tous ensemble, et chacun est parti quand il en a eu envie. Quand je suis rentré, vers midi, j'entendis quelqu'un qui priait dans la salle de prière. Je m'y rendis pour voir qui priait. Je vis que c'était Wang Gia Swen, l'un de nos garçons les plus tranquilles et les plus timides. Il était caché derrière l'harmonium et priait à haute voix, confessant ses péchés au Seigneur en pleurant. Il n'avait pas cessé de prier depuis la réunion du matin, sans même s'arrêter pour prendre son petit déjeuner.

 

Lorsque je sortis de la salle de prière, les garçons sortaient de classe. Ils devaient ensuite aller travailler soit au jardin soit à quelque autre activité, pendant tout le reste de la journée. Mais certains voulurent savoir s'ils pouvaient rester prier. Je leur dis que ceux qui le désiraient pouvaient rester prier. Certains allèrent travailler, mais tous les autres se rendirent à la salle de prière et commencèrent à prier. Presque aussitôt se produisit une nouvelle effusion puissante du Saint-Esprit. Cette effusion ne connut aucun arrêt pendant plus d'une semaine, à tel point que pendant tout ce temps nous n'avons même plus essayé de faire nos travaux habituels. Nous ne faisions que ce qui était nécessaire. Chacun passait tout le reste du temps à absorber cette grande bénédiction qui nous venait du Seigneur.

Au cours des premiers jours, personne ne prêta grande attention aux besoins de manger et de dormir. Chaque fois que ces jeunes commençaient à prier, la puissance de Dieu tombait sur eux, et beaucoup gisaient face contre terre sur le sol. Il était impossible de prendre des repas à des heures régulières sans gêner le travail du Saint-Esprit. Lorsque la puissance de Dieu arrêtait d'agir sur certains jeunes, ils sortaient pendant un moment pour se reposer ou manger un morceau, mais ils retournaient bientôt dans les lieux de prière, et la puissance du Saint-Esprit revenait sur eux. Ces manifestations de l'Esprit étaient tellement continuelles que certains passaient toute la journée, jusque tard dans la nuit, sous la puissance du Seigneur. Vers neuf ou dix heures du soir, lorsque les choses commençaient à se calmer, nous leur suggérions d'aller tous se coucher et de se reposer jusqu'au lendemain matin. D'habitude, plusieurs voulaient rester plus longtemps pour prier et passer du temps devant le Seigneur. Pendant que ceux-ci continuaient à prier, presque tous ceux qui étaient allés se coucher se relevaient pour retourner prier. Personne ne passait donc beaucoup de temps à dormir pendant ces nuits. Certains garçons ne quittaient même pas les salles de prière pendant toute la nuit. Ils ne voulaient pas dormir. Lorsqu'ils avaient sommeil, ils se reposaient un moment sur le sol, puis se relevaient pour chercher à nouveau le Seigneur. Ils replongeaient vite dans les choses de Dieu.

 

Une chose est certaine. Ce fut une effusion du Saint-Esprit qui n'a rien exigé des missionnaires, si ce n'est de ne pas se mêler à Son œuvre merveilleuse. Notre part fut d'ouvrir notre cœur pour que nous aussi nous puissions être entraînés plus profondément dans ces bénédictions célestes qui se déversaient sur nous comme des torrents tellement impétueux! Que nous soyons présents ou absents des réunions, cela ne faisait pratiquement aucune différence. Un matin, tout au début, nous étions en retard pour descendre de l'étage. Sans que personne ne les convoque à la réunion de prière, les enfants s'étaient rendus les uns après les autres dans les salles de prière et avaient commencé à prier et à louer le Seigneur. Lorsque nous sommes enfin descendus dans les salles de prière, nous avons constaté que plusieurs enfants étaient déjà prosternés à terre, sous la puissance du Saint-Esprit, chantant en d'autres langues selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. Dès le début, ces manifestations de l'Esprit, ces visions et ces révélations nous ont transportés dans le domaine surnaturel, bien au-delà de notre connaissance ou de notre expérience limitées des choses surnaturelles, à tel point que mon épouse et moi-même devions reconnaître que nous avions atteint le point où notre seul recours était de croire que Dieu était bien plus grand que le diable. Nous nous réfugiâmes derrière la promesse que ceux qui demandent du pain au Père Céleste ne recevront pas une pierre; que ceux qui Lui demandent un poisson ne recevront pas un serpent; que ceux qui demandent un œuf ne recevront pas un scorpion; que ceux dont les motivations étaient pures, comme ces enfants, qui recherchaient le Saint-Esprit, n'ont pas reçu de mauvaises choses ni des démons, mais ont obtenu exactement ce qu'ils ont recherché, le Saint-Esprit (Luc 11:13). Au cours des semaines suivantes, Dieu a prouvé que la promesse était vraie. Puisqu'Il nous l'avait prouvé auparavant à nous-mêmes, cela nous libéra de l'anxiété, lorsque nous vîmes et entendîmes les merveilles que Dieu accomplit au milieu de nous, merveilles chaque jour différentes, l'une succédant à l'autre. C'était bien notre Dieu, celui qui fait des prodiges, qui avait conduit Ses protégés d'Adullam d'étape en étape et de gloire en gloire, à l'école de Son Esprit-Saint.

 

 

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