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blog chrétien

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PREPARATION AU REVEIL - 12 Points (3)

Sixième Point

L'abandon total implique également l'offrande de nos possessions terrestres à Dieu qui en est le possesseur légitime. Ainsi, nous ne serons plus que les administrateurs des biens que nous possédons. Ce n'est pas à nous , mais à Dieu de décider de l'usage que nous devons faire de nos biens, car Dieu dit : "L'argent est à moi, et l'or est à moi" (Agée 2:8). C'est un point douloureux pour la plupart des chrétiens, y compris ceux de Philadelphie, car, sur ce point, ils manquent de lumière et de connaissance. Néanmoins, il existe une différence de principe entre ces derniers et les autres chrétiens, quoique l'un d'entre eux prétendait que tous les chrétiens sont pareillement égoïstes en ce qui concerne l'argent. Mais cet homme a exagéré : il se prenait lui-même pour norme et, comme il n'est pas libre de l'égoïsme et de l'avarice, il croyait qu'il en était de même pour tous les autres. D'aucuns tranquillisent leur conscience en pensant que, si tous les autres chrétiens sont avares et égoïstes, il n'est pas grave de l'être également, tout comme le monde s'excuse ou se tranquillise avec les péchés des chrétiens -qu'ils soient faux ou réels. Mais les vierges folles peuvent se tromper avec le soi-disant péché d'avarice des vierges sages, car rien n'est plus difficile à juger que ce point-là, et, en dernier ressort, le jugement appartient à Dieu seul.

Nous avons une norme, bien qu'elle ne soit pas toujours valable dans chaque situation : c'est la dîme (Malachie 3:10). Mais, chose curieuse, sur ce point il y a désaccord même chez certains bons chrétiens. Ils disent que la dîme concerne l'Ancien Testament, et que, dans la nouvelle alliance, il n'est plus nécessaire de donner autant. Mais en y regardant de plus près, on constate que Jésus parle du péché de l'avarice_ comme de tout autre péché -avec beaucoup plus de sévérité que les textes de l'Ancien Testament. Si, autrefois Dieu demandait la dîme, dans le Nouveau Testament, Il demande tout : "Vends tout ce que tu as, distribue-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux" (Luc 18:22). Ce n'était pas simplement un conseil (comme cela est enseigné par l'église catholique), mais un commandement divin pour ce jeune homme riche, et son salut en dépendait. En premier lieu, ce n'était valable que pour lui personnellement. Dieu ne l’exige pas de tous littéralement sous cette forme, mais d’après l’esprit et par sa signification, il reste valable d’une manière générale. Nous sommes tenus de livrer tout notre avoir au Seigneur, et nous ne pouvons le garder qu’en tant que gestionnaires. Comme Il avait le droit de tout demander au jeune homme riche, de même, Il a le droit de tout nous demander, et Il le fait dans certain cas. Mais ce qu’il nous demande à tous, c’est au moins la dîme, car en Matthieu 23:23, Jésus à ordonné de ne pas négliger de donner la dîme. Nulle part, Il ne fait la moindre allusion qui permet à Ses disciples d’en donner moins en cas de pauvreté. Il n’a pas désapprouvé la pauvre veuve parce qu’elle avait mis dans le tronc tout ce qu’elle avait pour vivre. Il ne dit pas qu’elle a été trop généreuse, ou qu’il n’était pas nécessaire de tant donner, mais Il constate seulement le fait qu’elle a donné plus que les autres. (Luc 21:2-4).

Il est significatif qu’après la Pentecôte, les premiers chrétiens aient parfaitement compris qu’ils n’étaient plus les possesseurs, mais les administrateurs de leurs biens. Dans Actes 4:32, il est dit expressément : " Nul ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais tout était commun entre eux ". Encore ne faut-il pas s’y méprendre et faire dire à ce passage que nous sommes obligés d’introduire une communauté de biens sur le modèle des communistes, car la communauté des biens des premiers chrétiens avait un tout autre caractère.

Ce n’était surtout pas une économie de contrainte, mais tout était né librement de l’Esprit et de cet amour brûlant qui les animait tous. Il n’est dit nullement dans la Bible que tous avaient vendu leurs champs ou qu’ils les auraient exploités en commun. Il s’agit avant tout de ceux qui ne possédaient que quelques terrains épars, et qui avaient un autre moyen d’existence, ainsi que de ceux qui possédaient plus de champs qu’il ne leurs en fallait personnellement pour assurer leur subsistance. Mais nous ne trouvons aucun indice dans le Nouveau Testament disant que des paysans, vivant du travail et du produit de leurs champs, les auraient tous vendus pour s’adonner ensuite à la fainéantise. Même si quelques uns avaient agi ainsi, il va sans dire que nous ne devons pas suivre leur exemple qui ne pouvait provenir que d’une fausse exaltation et non de Dieu. Il est certain que le Saint-Esprit qui agissait si puissamment au milieu d’eux, les aurait empêchés de continuer dans cette voie, si elle était apparue.

Nous devons accepter la leçon toujours valable sur la communauté des biens des premiers chrétiens, à savoir : la responsabilité réciproque au sujet de la prospérité et la conscience de notre solidarité comme membres du Corps de Christ. L’Eglise de Dieu forme une sainte famille de Dieu, dans laquelle un membre sert l’autre avec les dons qui lui viennent de Dieu, non dans la contrainte, mais librement, dans l’amour que suscite le Saint-Esprit.

Le but de l’Eglise de Philadelphie est le retour au premier amour de la première Eglise. Les péchés qui ont trait à l’argent sont l’obstacle principal pour retrouver ce premier amour. Ils revêtent diverses formes, de la cupidité à la dilapidation de son bien, car " l’avarice est une racine de tous les maux ". Celui qui veut appartenir à l’Eglise de Philadelphie doit avant tout accomplir un abandon total qui concerne ses bien terrestres, commencer à mettre la dîme de ses revenus à la disposition de Dieu, et aussi tout ce que Dieu lui demande, si l’Esprit le pousse à donner davantage. Il doit rester conscient de ce qu’il n’est plus le propriétaire, mais uniquement le gérant de ses biens terrestres.

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