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blog chrétien

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TEMOIGNAGE DE FREDDA

 
 
Les Témoignages
Elle rencontre le Christ à Perpignan
 Alain Denizou le 30 Mai 05

 

Je suis la dernière d’une famille de huit enfants et, comme dans chaque famille, chacun est attiré par des passions diverses. Dans la mienne, mes frères et sœurs étaient attirés par la musique, le sport etc.…
Moi, ma passion, c’était mon père ! C’était le plus beau, le plus fort, le plus intelligent. Mon père était le centre du monde. Tout tournait autour de lui. Je l’aimais jusqu’à tel point que le reste de ma famille n’existait pas. Je faisais tout en fonction de lui. J’étais passionnée de mon père !
Mais, le 26 avril 2001, pour moi, ce fut le drame ! Mon père décéda. Je me sentis d’un seul coup abandonnée. Je n’avais plus de repère. Donc, pour moi, c’était la fin du monde ! une forme de tristesse allait grandissant de jour en jour. C’était une souffrance énorme que la haine et la colère nourrissaient. Et, bien sûr, il fallait que je trouve un coupable, quelqu’un qui soit responsable de ma souffrance !
Un jour, alors que j’étais allongée sur la plage, chez moi, je fixais le ciel et à haute voix je disais : « En fin de compte, ce n’est pas vrai, tu n’existes pas. Tout ce que j’entends dire de toi, ce ne sont que des mensonges ». Je levais le poing contre Dieu et contre les chrétiens car je ne supportais plus de vivre sans mon père à mes côtés. Il fallait vraiment que je parte. Le problème est que je n’ai pas du tout accepté la mort de mon père. Alors, j’en voulais énormément à Dieu, et ma mère subissait : exemple de réflexion faite : « Comment fais-tu pour continuer à aller prier ce Dieu qui n’a pas bougé le petit doigt pour guérir mon père ? »
A cette période là, je préparais le Baccalauréat qu’il fallait obtenir pour pouvoir partir. En fin d’année je l’ai obtenu mais j’avais sombré dans l’alcool et le cannabis… car il me fallait trouver  un « médicament » pour effacer mon chagrin, car  pour moi, Dieu était un « médicament » périmé.
Le 11 septembre 2002, j’étais dans l’avion pour la Métropole. C’était la première fois que je prenais l’avion et que je quittais mon « caillou », chose que je n’aurais pas faite si mon père avait été là.
J’atterris à Perpignan et je m’inscrivis à la Faculté. Mais le gros problème était que je ne pouvais plus me passer de l’alcool et de la drogue. Et comme cela n’était pas évident de se procurer du cannabis, j’ai fait connaissance avec le « chit », et chaque jour je m’enfonçais davantage. C’était ma façon à moi de noyer mon chagrin. Mais le gros problème c’est qu’il fallait renouveler chaque jour « ce médicament ».
J’ai eu vite fait de trouver des gens qui partageaient le même délire que moi. Je me suis fait beaucoup d’amis. Ils venaient chez moi boire, fumer et ensuite ils retournaient chez eux. Boire toute la journée était devenu une habitude ainsi que fumer.
Tous les vendredis, j’avais l’habitude d’aller à Canet faire la fête et fumer des joints à la plage…
L’été 2003 arriva. La vie quotidienne devenait lassante car elle se résumait à boire, manger, fumer.
Le 30 juin, je devais rentrer en Calédonie. Mauvaise nouvelle : le départ fut annulé. Le désespoir vint accentuer ma souffrance.
Un jour, alors que j’étais chez moi, j’allumais la radio pour la première fois depuis que j’étais en France. La chaîne était FM Evangile ; c’était la fin d’une prédication et le mot de la fin était :
« A force de révolte, Dieu finit par se lasser ». Alors là,  je vous avoue, que rien que cette phrase a suffi pour me ramener à la réalité. Le vendredi soir arriva, mes amis m’attendaient sur le parking. Je me souviens que j’ai eu la force de leur dire que je ne voulais pas aller avec eux (Dans la voiture, j’avais l’habitude d’être assise devant. Je n’aimais pas la ceinture et mon rôle était de rouler des joints). Mes amis étaient partis ce soir-là et, arrivés près de Canet, ils ont eu un accident. La voiture était une épave mais il n’y a pas eu de mort,  ni de blessé. Tout de suite, ils ont pensé à moi et m’ont appelée pour me parler de l’accident. Pendant qu’ils me parlaient, j’étais en larmes. Je pleurais car je réalisais vraiment que Dieu me parlait. Le jeudi qui a suivi, je décidais d’aller me promener en ville, ce que je n’avais jamais fait. Alors que je marchais, sur ma droite, je vis une grande porte verte ouverte ; c’était la porte de l’église du boulevard des Pyrénées. Je m’y suis rendue. Le thème de la prédication était le suivant : « Qui prend la première place dans ta vie ? » et l’autre thème : « Chaque fois qu’un problème survient, on se révolte contre Dieu ».
A travers ces deux prédications, toute ma vie a été secouée du jour au lendemain. Le Seigneur m’a donné de réaliser que le meilleur médicament, c’est lui. Il m’a délivré de la drogue, de l’alcool, de la cigarette. Ma souffrance a été complètement effacée. De tout mon cœur, je lui rend toute la louange et l’adoration, et s’il y a une chose que je fais tous les jours, c’est faire monter vers lui toute ma reconnaissance car, si je suis là parmi vous, ce n’est pas un hasard mais c’est grâce à son amour. Le Seigneur m’a donné de réaliser qu’il m’aime, et que même l’amour que j’ai pour mon père ne dépasse pas cet amour qu’il a pour moi. Amen.



        Fredda Claudia Maloune



J'ai une amie qui s'est aussi révoltée lors du décés de sa mère. Elle savait ce qui ne plaisait pas à Dieu et faisait exprés de le faire pour se venger. Le Seigneur est aussi venu la toucher par son amour. Le Seigneur est un Dieu d'amour. Il connait les coeurs. 
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