blog chrétien
Mardi, le 09 février 2010 – Attention à ce que vous dites !
« La langue des sages apporte la guérison. » Proverbes 12.18
Des paroles prononcées sans réfléchir peuvent blesser profondément. Non seulement elles peuvent influencer l'opinion qu'une personne a d'elle-même, mais elle peuvent aussi affecter sa destinée.
Si vous en doutez, comparez les deux anecdotes suivantes :
1- Un jour, dans une petite église de campagne, un jeune enfant de chœur laissa tomber accidentellement le verre contenant le vin de la communion. Le prêtre en train d'officier s'approcha de lui
et le frappa violemment en lui criant de sortir sur le champ et de ne jamais revenir dans l'église. Ce garçon devint le général Tito, le dictateur communiste qui maintint pendant des années les
peuples de la Yougoslavie sous sa poigne de fer.
2- Un jour, dans une grande cathédrale, un autre enfant de chœur laissa tomber le verre de vin de la communion. L'évêque s'approcha de lui pour le rassurer et lui murmurer : « Ce n'est pas grave.
Un jour, je suis sûr que tu deviendras un excellent prêtre ! » Ce jeune garçon devint l'archevêque Fulton Sheen dont les sermons télévisés ont touché des millions de personnes.
Vos paroles sont capables de déchirer ou de réconforter le cœur des autres. Salomon a dit : « Les paroles prononcées à la légère déchirent comme un glaive, mais la langue des
sages apporte la guérison. » Nous n'aimons pas le reconnaître, mais ce qui sort de notre bouche dévoile ce qui se cache au fond de notre cœur. Affirmer ensuite : « Ce n'est pas ce que je
voulais dire » est dérisoire. Le mal causé ne peut plus être effacé.
Eugène Petersen a écrit : « Je remets chaque jour en question ma faculté d'aimer. C'est la qualité qui m'est le plus étrangère ! Je suis beaucoup plus à l'aise avec mon désir de l'emporter sur
les autres, avec mon penchant pour la compétition. Je sais mieux comment gagner qu'aimer les autres. J'ai appris au cours de mes années d'étude à obtenir ce que je voulais et pourtant chaque jour
je fais des efforts pour mettre de côté ce que je sais le mieux faire et m'appliquer à accomplir ce que je fais le moins bien : accepter les frustrations et les dangers qui accompagnent les
tentatives d'aimer les autres et oser croire que les échecs dans ce domaine ont davantage de valeur que les réussites dans le domaine de la fierté personnelle ! »
Bob Gass