blog chrétien
Vendredi, le 02 avril 2010 – Crucifixion
« Et ils Le crucifièrent... » Josué 23-24 & Matthieu 17
Dans le Commentaire Biblique de Truman Davis, à propos du mot crucifixion, nous lisons ces lignes, écrites par un médecin :
« A mesure que le corps s'abaisse lentement, tout son poids maintenu par les clous plantés dans les poignets, une douleur lancinante se met à courir dans les doigts, à traverser les bras, avant
de venir exploser dans le cerveau, car les clous qui déchirent les poignets font pression sur les nerfs médians. Pour atténuer la douleur le crucifié tente alors de s'élever sur ses pieds et met
tout son poids sur les clous qui les traversent et ce faisant accentue la douleur générée par ceux-ci qui font pression sur les nerfs longeant les os de ses pieds.
Ses bras commencent à se fatiguer et des crampes à crisper ses muscles, créant des nœuds de douleur intense, pénétrante, palpitante en rythme avec les battements de son cœur. Et le crucifié ne
peut plus trouver la force de pousser sur ses pieds pour continuer à respirer. Il peut encore inhaler un peu d'air dans ses poumons, mais n'arrive plus à exhaler. Il lutte désespérément pour se
soulever et continuer à respirer encore un temps... Des heures durant il ressent cette souffrance incroyable, rythmée par les minutes de crampes crispant ses membres, les tentatives futiles de
mouvement pour atténuer tour à tour la douleur venant de ses poignets et celle remontant de ses pieds, les brefs moments d'asphyxie partielle et les brûlures causées par les blessures des coups
de fouet dans son dos en contact avec la surface rugueuse du bois de la croix.
L'agonie peut durer de longues heures avant qu'une autre forme de souffrance ne vienne prendre la relève : un nouvelle douleur se rive au creux de sa poitrine à mesure que le péricarde se remplit
lentement de sérum et commence à comprimer le cœur. L'agonie touche à sa fin. Avec la perte des fluides corporels, le cœur comprimé lutte pour continuer à pomper un sang épais et manquant
d'oxygène dans les tissus des organes. Les poumons en proie à une douleur indicible tentent encore d'inhaler quelques dernières maigres bouffées d'air. Il commence à sentir le froid de la mort
gagner peu à peu les fibres de son corps... Et il parvient enfin à s'abandonner à la mort. »
La Bible nous dit simplement : « Et ils Le crucifièrent... »
Et tout cela par amour pour nous !
Bob Gass