blog chrétien
Samedi, le 21 novembre 2009 – Limitez-vous à ce que vous savez !
« Qui es-tu, pour juger le serviteur d'un autre ? » Romains 14.4
Notre cerveau déteste les espaces vides, aussi, lorsqu'il ne parvient pas à trouver de réponses à certaines questions, s'empresse-t-il de chercher quelque chose
pour remplir les espaces vides ! Mais, étant la plupart du temps obnubilés par nos impressions, nos préjugés et nos propres besoins, nous manquons d'impartialité et de jugement critique. Nous
sommes incapables de juger nos propres faiblesses et pourtant nous affirmons que nous savons de quoi nous parlons, ce qui entraîne des conséquences désastreuses pour nos relations avec les
autres.
Nous affirmons par exemple : « Je sais parfaitement quelles sont vos intentions ! Vous pensez que je ne sais pas ce qui se mijote dans votre tête, mais détrompez-vous, je vous lis comme un livre
ouvert ! Rien qu'à observer votre visage, je devine ce que vous pensez ! » En parlant ainsi nous donnons l'impression d'avoir déjà cerné tout ce qui traverse l'esprit de l'autre et nous
considérons inutile de discuter davantage. Comment pourrions-nous nous tromper ? L'affaire est conclue, passons à l'affaire suivante ! Mais que pensez-vous des versets suivants : « Celui qui répond avant d'écouter montre sa bêtise et se couvre de honte » (Proverbes 18.13). Ou : « Chacun doit être prompt à écouter, mais lent à parler... »
(Jacques 1.19). Ou encore : « Même l'imbécile, quand il se tait,
passe pour sage ; celui qui tient ses lèvres fermées est intelligent » (Proverbes
17.28).
Avant d'ouvrir la bouche, considérez ces trois détails :
1- « Les secrets d'une personne humaine, qui les connaît? Personne, sauf l'esprit humain qui est en elle... » (1 Corinthiens 2.11). Vous pouvez deviner, soupçonner ou même envisager ce qu'un homme pense, mais vous ne
pouvez jamais connaître vraiment ses pensées et ses intentions.
2- « Qui es-tu, toi, pour juger le serviteur d'un autre ? » (Romains 14.4). Ce que nous croyons connaître n'est souvent que le résultat de notre jugement ou de notre estimation
des circonstances.
3- Si vous pensez devoir vous impliquer dans quelque discussion, essayez de dire : « J'ai l'impression que... il me semble que... J'aimerais que nous parlions de... » avant d'exprimer vos
impressions, discutez de vos observations ou de vos opinions mais ne les présentez jamais comme la vérité absolue ; laissez Dieu seul juge !
Bob Gass